« Dans les années 1920, le burlesque américain avait deux maîtres : Buster Keaton et Charlie Chaplin. Splendidement passés à la postérité, ceux-ci en auraient presque éclipsé un autre trublion, le sympathique et maigrichon Harold Lloyd. Il faut dire que l’hurluberlu à lunettes avait quelques petits désavantages sur ses collègues du muet : il ne réalisa presque aucun de ses films (pourtant très nombreux, surtout dans la période courts métrages), n’eut d’autre signe distinctif que d’incarner « l’homme de la rue » (sans prétendre délivrer aucun message) et disparut littéralement des écrans au moment du passage au parlant. Mais la redécouverte récente de ses films, et notamment de son chef-d’œuvre, Monte là-dessus (due à sa petite-fille, la productrice Suzanne Lloyd Haynes), pourrait lui redonner une seconde jeunesse. » - Ophélie Wiel, Critikat
